HTML5

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QCon London – Développement Web mobile, Javascript et HTML5

QCon London – Développement Web mobile, Javascript et HTML5

Avec l’émergence de la mobilité dans notre quotidien, ce sont également de nouveaux besoins informatiques qui sont apparus dans nos SI. Au début, la problématique était simple puisque la plateforme iOS était sans concurrence. L’arrivée de nouveaux challengers a multiplié les nouveaux développements, et la fragmentation des développements est rapidement devenue un problème sérieux à adresser, voire même un véritable enjeu budgétaire: la fragmentation coûte cher et de prime abord ne semble pas toujours rentable à traiter. Certaines entreprises font ainsi le choix de supporter de nombreuses plateformes, tandis que d’autres ne supportent que le strict minimum, c’est à dire iOS et Android, voire même des fois uniquement iOS.

Avec l’avènement d’HTML5 et le bouillonnement actuel du web, des solutions innovantes ont commencé à pointer le bout de leur nez. Sont apparus tout d’abord des toolkits mimiquant l’interface utilisateur d’iOS, puis sont arrivés progressivement des frameworks plus ambitieux ayant pour objectif d’adresser ce problème de fragmentation. Le champion en la matière s’appelle jQueryMobile, il supporte la quasi totalité des plateformes mobiles à ce jour, et ses principaux concurrents sont Sencha Touch et Titanium d’Appcelerator. Même si ces outils sont relativement récents, ils permettent d’ores et déjà de développer des solutions sérieuses basées sur des technos web, et des nouveaux outils innovants fleurissent cette année à un rythme effréné (Rhodes, Jo, Wink, Dojo Mobile, Kendo, M Projecttrigger.io), ce qui montre une furieuse tendance à vouloir trouver des solutions à cette fragmentation via des standards déjà maîtrisés.

Il faut cependant reconnaître que ces idées sont nouvelles, et de nombreux gaps viennent compliquer légèrement les choses. A commencer par le fait que le parc mobile actuel propose des navigateurs plus ou moins matures, dont le support d’HTML5 varie de façon non négligeable selon la version de l’OS et le type de plateforme. Bien que les moteurs de rendu et de JavaScript des navigateurs mobiles évoluent de manière incroyable, tout comme leur matériel d’ailleurs, on est loin des performances natives de ces combinés. Il suffit pour cela de regarder la fluidité d’iOS pour s’en convaincre. Cela est toutefois à mettre dans la balance avec un univers web qui évolue (très) rapidement et qui chaque jour abat des barrières.

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